Bambou au bord d'une rivière

Phytoépuration des sols

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Le système rhizomes-racines très dense du bambou permet d’assainir les sols

Le système racinaire et rhizomaire du bambou étant très dense dans la couche supérieure du sol (Voir Rhizomes et Racines), le lessivage des nutriments y est presque inexistant. En effet, 80% de la biomasse souterraine du bambou (rhizomes + racines) est située dans les 30 premiers centimètres du sol. Ces propriétés, associées à sa production de biomasse très rapide, en font un allié de taille pour l’assainissement des sols. (Kleinhenz, V., & Midmore, D. J., 2001)

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Système rhizomes-racines du bambou    Legmiche [CC BY-SA 4.0 ]

En France, la société Bamboo for Life réalise des stations de phytoépuration avec du bambou

La société Bamboo for Life conçoit et réalise des dispositifs de phytoremédiation et des stations de phyto-épuration pour les entreprises, les collectivités et les particuliers à partir de bambou. Plusieurs dizaines de projet ont déjà été mis en place en France.

Phytoépuration des sols par le bambou
Logo de l’entreprise Bambo for Life

Leur procédé appelé « Bambou-Assainissement® » consiste dans un premier temps à prétraiter les effluents à épurer puis à les répartir dans la bambouseraie via un réseau de distribution spécifique. Le système racinaire des bambous, extrêmement dense et oxygéné, abrite une très forte population de bactéries qui se développent sur les racines (effet rhizosphère) et permet donc de dégrader la matière organique contenue dans les eaux usées.

Le bambou pourrait être intégré dans les zones tampon

bambou riviere
L’utilisation du bambou en zone tapon

L’intégration du bambou dans une zone tampon permettrait de limiter le transfert des sédiments, des nutriments (phosphore et azote) et des pesticides vers les plans d’eau et les cours d’eau. Le bambou étant une culture pérenne, cette zone tampon serait efficace tout au long de l’année. De plus, les bambous traçants ne pourraient pas traverser le cours d’eau puisqu’ils ne supportent pas l’hydromorphie.

Le ralentissement de la vitesse des eaux de ruissellement et la stabilisation des sols permettraient l’infiltration de l’eau et des éléments dissous dans le profil de sol, la sédimentation des particules, l’absorption et donc la valorisation des éléments nutritifs par les bambous, l’adsorption des éléments nutritifs et des pesticides sur les particules de sol qui se déposent dans la zone tampon, la dénitrification, la décomposition des produits phytosanitaires, etc… (AAC, 2013)

 

Références bibliographiques:

Kleinhenz, V., & Midmore, D. J. (2001). Aspects of bamboo agronomy. [En ligne] Consulté le 10/10/2019 

AAC(2013) L’implantation de zones tampons en milieu agricole. [En ligne] Consulté le 23/10/2013. 

Bamboo for Life [En ligne] Consulté le 23/10/2013. 


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